DOCTEURE EN DANSE - CHERCHEUSE ASSOCIEE
DÉPARTEMENT DANSE - UNIVERSITÉ PARIS 8

 
paulineleboulba@gmail.com
Pauline Le Boulba mène une recherche-création avec le soutien du Labex Arts H2H sous la direction d'Isabelle Ginot entre 2013 et 2019. Sa thèse intitulée « Les bords de l'œuvre. Réceptions performées et critiques affectées en danse » propose une réflexion autour des discours sur/de la danse et tente d'éprouver de nouvelles manières de regarder les œuvres, de dialoguer avec elles, de danser depuis elles. Elle crée entre 2015 et 2017, le triptyque « La langue brisée », une série de solos qui répondent chacun à une danse vue. En 2019, elle présente « Ôno-Sensation », une pièce qui porte sur sa réception d'« Admiring La Argentina » de Kazuo Ôno (1977). Mêlant dans ses pièces texte projeté, prise de parole parlée et chantée, partition gestuelle et documents vidéo, elle fabrique un agencement de ces différents médiums pour inventer une langue sensible et poétique. Envisageant les œuvres des autres comme des bords depuis lesquels il est possible de s'appuyer et de délirer, elle s'attache à restituer au plateau une histoire de la danse depuis le point de vue d'une spectatrice-performeuse. Nourrissant un intérêt pour l'histoire des luttes LGBTQI+ et les récits minoritaires, elle combine savoirs théoriques et savoirs populaires, descriptions de gestes et rap, documentaire et fiction. Elle travaille actuellement sur un projet autour de la critique de danse et activiste féministe lesbienne Jill Johnston (1929-2010).
Elle enseigne ponctuellement au département Danse de Paris 8 ainsi qu'au sein de la formation Exerce au Centre Chorégraphique National de Montpellier. Enfin, elle prend part à de nombreuses créations en tant que dramaturge : « Ecce (H)omo » de Pol Pi (2017), « Savušun » de Sorour Darabi (2018) ou encore « La caresse du coma » d'Anne Lise Le Gac (2018). Ses textes ont été publiés dans la revue « À bras le corps », dans « Le Journal des Laboratoires d'Aubervilliers », dans la revue québécoise « Intermédialités » ou plus récemment dans la revue « Nioques ».

Dernière mise à jour : septembre 2019