CHERCHEUSE ASSOCIÉE


ATER AU DEPARTEMENT ARTS DE L'UNIVERSITE DE BREST


CHARGÉE DE COURS
UNIVERSITÉ PARIS 8, UNIVERSITÉ BORDEAUX MONTAIGNE, PSPBB, PESMD, CNSMDP

 
papin.melanie@free.fr
HISTOIRE DE LA DANSE CONTEMPORAINE EN FRANCE
ESTHÉTIQUES CONTEMPORAINES
HISTOIRE ET MÉMOIRE DE LA DANSE
Parallèlement à des études de premier cycle en Géographie à l'Université du Maine, Mélanie Papin suit de nombreux stages en danse contemporaine et se forme plus précisément auprès de Brigitte Asselineau et Daniel Dobbels. La rencontre avec le milieu artistique du Mans la conduit également à expérimenter l'improvisation dans différents projets pluri-disciplinaires autour du jazz et des arts scéniques tout en participant aux créations de groupe de la Compagnie De L'Entre-Deux (Brigitte Asselineau et Daniel Dobbels) à l'Espal-scène conventionnée danse au Mans. Elle anime en outre, à cette époque, des ateliers de sensibilisation à la danse contemporaine auprès d'enfants dans des écoles et des associations culturelles.

En 2004, elle entame un cursus au département Danse de l'université Paris 8 qui aboutit à l'obtention d'un Master 2 en 2008 tout en poursuivant sa formation pratique à l'école Peter Goss, lors de master class aux Ateliers de Paris-Carolyn Carlson (Carolyn Carlson, Susan Buirge et Dominique Boivin - 2007) et avec Brigitte Asselineau (projet « Tissage et Parentèle » en 2008). Mais c'est surtout auprès de Christine Gérard, dans ses ateliers d'improvisation de composition (Micadanses), que de 2004 à 2014 Mélanie Papin explore le mouvement dansé.
Elle crée en 2006 une vidéo danse « L'en deçà » et entame une recherche autour d'un solo « Projet Coltrane - Alabama et Kulu sé Mama » à Micadanses.

Elle débute sa thèse en 2009 au sein de l'école doctorale EDESTA de l'Université Paris 8, sous la direction d'Isabelle Launay. La soutenance, présidée par Emmanuel Wallon, a eu lieu le 21 novembre 2017. Cette recherche, intitulée « 1968-1981 : construction et identités du champ chorégraphique contemporain en France. Désirs, tensions et contradictions », tente de mettre en évidence les mécanismes d'émergence de la danse contemporaine. Animés par un désir émancipateur de vivre et de danser particulièrement intense dans l'après Mai-68, les danseurs mais aussi journalistes, administrateurs ont produit des micropolitiques au travers desquelles leurs actions collectives et militantes, leurs désirs de pratiques et de danse ont permis de sédimenter, sans pour autant défaire les tensions et les contradictions visibles dès les années 1950, le champ chorégraphique contemporain.

Tout au long de la préparation de sa thèse Mélanie Papin mène divers projets. Elle préside l'association Anacrouse au sein de laquelle elle initie les workshops « Recherche en action » qui tentent d'articuler la pratique et la théorie en danse. Elle est également membre du comité de rédaction de la revue Funambule de 2007 à 2012. De 2010 à 2012 elle collabore avec le Théâtre de la Ville dans le cadre de formations à la culture chorégraphique auprès du personnel de l'Education Nationale, en binôme avec Ninon Prouteau.

En 2011, elle co-fonde avec Sylviane Pagès et Guillaume Sintès le « Groupe de recherche : histoire contemporaine du champ chorégraphique en France » accueilli par l'équipe Danse, geste et corporeité de l'unité de recherches MUSIDANSE (Université Paris 8). Outre l'organisation d'un cycle de journée d'études « Relire les années 1970 : la danse en France » (Micadanses, BnF, au Théâtre de la Cité internationale et CND, 2012-2014) ; un colloque international et une soirée Recherche « Karin Waehner. Exposer / Performer l'archive » (CND et BNF, 2017), le groupe a publié deux ouvrages collectifs : Danser en Mai 68, premiers éléments (Micadanses / Paris 8, 2014) et Danser en 68, perspectives internationales (Deuxième Epoque, 2018).

Avec Guillaume Sintès, Mélanie Papin obtient par ailleurs en 2016, l'Aide à la recherche et au patrimoine (CND) pour le projet « Wigman/Waehner, correspondances (1949-1972) ». Elle a bénéficié de cette même bourse de recherche pour le projet « L'atelier de Christine Gérard ou l'improvisation comme technique et poétique de l'agir » (co-réalisé avec Christine Gérard, Anne Cazemajou et Isabelle Lévy-Lehmann).

Elle a occupé également les postes d'ingénieur d'études au département Danse de l'université Paris 8 et au CNDC d'Angers (2011-2013) et mené plusieurs missions à la médiathèque du Centre national de la danse notamment pour le traitement des fonds d'archives de Jean-Claude Gallotta, Régine Chopinot, Heddy Maalem, Pierre Doussaint (2008 - 2019).

Elle publie dans des revues scientifiques (Repères, cahier de danse ; RTH, Revue d'Histoire du Théâtre) ou des ouvrages (Mémoires et Histoire en danse, L'Harmattan, 2010 ; Alain Buffard, Good Boy, Centre national de la danse, 2020) et intervient régulièrement dans des colloques et des journées d'études.

La publication de sa thèse aux éditions horizons d'attente est en cours de préparation. Mélanie Papin collabore également actuellement à un ouvrage consacré à Christine Gérard.
Elle enseigne l'histoire et l'esthétique en danse, l'analyse d'œuvres, la méthodologie de l'écrit et conçoit des ateliers Recherche et Pratique au sein des départements Danse et Arts de différentes universités (Paris 8, Strasbourg, Bordeaux, Best) et écoles d'Art (CNDC d'Angers, Pôle supérieur Paris Boulogne-Billancourt, CNSMDP, PESMD Bordeaux-Aquitaine, Strate école supérieure de Design).

Mélanie Papin assiste depuis 2008 Françoise et Dominique Dupuy dans l'inventaire et la valorisation de leurs archives et documents.

Dernière mise à jour : mars 2021