RESPONSABLE DE LA LICENCE POUR LES ECOLES SUPERIEURES


 
ÉPISTÉMOLOGIE DES TECHNIQUES DU CORPS ET PRATIQUES SOMATIQUES
ANALYSE DES PRATIQUES
ESTHÉTIQUE, THÉORIE DE L'ART
PRATIQUES D'INTERVENTION SOCIALE
Violeta Salvatierra est praticienne somatique (Rolfer® certifiée, avec la supervision de Hubert Godard), chercheuse en danse et intervenante chorégraphique. Avec un double parcours initial en Etudes Audiovisuelles puis en Arts du Spectacle, Danse, elle s'engage dans un premier temps dans des contextes associatifs et militants liés à la diffusion de cinémas expérimental, cinémas militants et cinémas queer (programmation et coordination des projections et festivals au sein du Collectif Jeune Cinéma, en collaboration avec Light Cone, le Centre Pompidou, la Ménagerie de Verre...), et développe en même temps une pratique du geste fortement marqué par les techniques d'improvisation en danse contemporaine et en butô (formée avec Ko Murobushi, Cécile Raymond, Gyohei Zaitsu, Laurence Pagès, et plusieurs danseur_es-chorégraphes de la compagnie Maijuku, puis dans le champ du Contact Improvisation auprès de Asaf Bachrach, Didier Silhol, Daniel Lepkopff...), mais aussi par la méthode Feldenkrais, le Yoga Iyengar (avec Toni D'Amelio), le Body-mind Centering et les enseignements de la chorégraphe Martha Moore. Elle participe à des revues et à des créations cinématographiques (avec Kantuta Quirós, Philippe Cote, Silvia Maglioni & Graeme Thomson) et collabore dans des créations/recherches réunissant des artistes et des chercheur_ses en danse et/ou avec des approches transdisciplinaires (cie Transit, cie Laurence Pagès, cie Julie Nioche/AIME, collectif presqueruines, Mollecular et Ueinzz Theater Company, UIM, Pauline Le Boulba, Pol Pi...).
Dans sa trajectoire de danseuse-chercheuse, après l'obtention d'une maîtrise théorico-pratique au département danse de Paris 8 centrée sur la création d'un solo à partir des danses butô de Ko Murobushi et Carlotta Ikeda (avec le musicien Julien Bancilhon), elle consacre son mémoire de Master recherche en Danse à l'analyse de deux performances dansées, du point de vue des interactions avec le public (celle de Min Tanaka à la clinique de la Borde en 1987, et celle de Steven Cohen dans un bidonville à Johannesburg). Depuis 2009, elle intervient avec des outils somatiques et de transmission en danse dans des contextes liés à la précarité sociale, la captivité, la souffrance psychique et plus largement, le monde du soin, parfois en partenariat avec l'association AIME, au sein de recherches collectives avec Isabelle Ginot, Michel Repellin et Carla Bottiglieri (projet « L'Ouvert » au Centquatre) ou avec la chorégraphe Laurence Pagès. Elle obtient en 2010 le Diplôme d'Université « Techniques du corps et monde du soin » à l'Université Paris 8, dont le mémoire de stage s'intitule « Du poétique comme vecteur de création de soi au sein d'ateliers corporels adressés à des personnes atteintes du VIH et en situation de précarité ». Elle enseigne depuis plusieurs années au département danse de l'Université Paris 8 et intègre en 2012 le groupe de recherche « Soma & Po, somatiques, esthétiques, politiques », co-fondé en 2011 par Isabelle Ginot. Elle écrit actuellement une thèse en danse sous la direction d'Isabelle Ginot, au laboratoire « Danse, geste, corporéité », intitulée « L'atelier de danse et éducation somatique comme espace d'expérimentation sociale ». Sa recherche interroge les usages politiques de pratiques chorégraphiques et somatiques dans l'accompagnement de publics accueillis en institutions psychiatriques et/ou médico-sociales.


Dernière mise à jour : septembre 2019