CO-RESPONSABLE DE L'ÉQUIPE DANSE, GESTE ET CORPORÉITÉ
MAITRESSE DE CONFÉRENCES

MEMBRE JUNIOR DE L'IUF
MEMBRE ASSOCIÉE AU LABORATOIRE IRMAS - INSTITUT DE RECHERCHE EN MUSIQUE ET ARTS DE LA SCÈNE

 
julie.perrin@univ-paris8.fr
ESTHÉTIQUE DES OEUVRES CHORÉGRAPHIQUES
SPATIALITÉ EN DANSE
CHORÉGRAPHIE SITUÉE (DANSE ET PAYSAGE)
CHAMP : DANSE CONTEMPORAINE EUROPÉENNE ET DANSE AMÉRICAINE À PARTIR DES ANNÉES 1950
Julie Perrin enseigne au département Danse depuis 1999, en qualité de maîtresse de conférences depuis 2008.
Elle soutient en 2005 un doctorat d'esthétique et études chorégraphiques intitulé « De l'espace corporel à l'espace public », à l'université Paris 8 Saint-Denis.
En 2007, chercheuse invitée à la Tisch School of the Arts de la New York University, elle bénéficie d'une bourse de la commission franco-américaine Fulbright pour ses recherches sur la danse post-moderne américaine.
Membre de l'association des Chercheurs en Danse depuis 2008, elle est secrétaire du bureau de l'aCD de 2014 à 2017 et appartient au comité scientifique éditorial de la revue "Recherches en danse" (http://danse.revues.org/) de 2012 à 2015. Depuis 2015, elle est membre associée au laboratoire IRMAS - Institut de recherche en musique et arts de la scène (Genève).
En tant que membre junior de l'institut universitaire de France (2016-2021), elle développe une recherche intitulée "Chorégraphie et paysage".

RECHERCHE :
En 2016-2021 : recherche "Chorégraphie et paysage" (soutenue par l'IUF).
En 2015-2019 : avec Myriam Gourfink et Yvane Chapuis, recherche « La composition chorégraphique aujourd'hui. Quels outils pour quelle position artistique ? » (soutenue par La Manufacture - Haute école spécialisée de Suisse occidentale à Lausanne), qui donne lieu à la publication "Composer en danse. Un vocabulaire des opérations et des pratiques" (les presses du réel, 2019).
En 2015-16 : avec Françoise Michel et Agathe Pfauwadel, recherche "Pour mémoire. Odile Duboc : archives, mémoire et création" (soutenue par le programme d'aide à la recherche et au patrimoine en danse du Centre national de la danse).

Ses recherches portent sur les savoirs propres à la danse contemporaine. L'analyse des œuvres et des pratiques chorégraphiques constitue le cœur de sa démarche.
1. Une première direction de recherche concerne ainsi l'élaboration d'un discours critique sur les œuvres et consiste à interroger nos processus perceptifs, la notion d'œuvre, la nature des discours sur la danse ou encore le travail du danseur en situation de création ou de transmission. Elle a ainsi témoigné du travail d'Odile Duboc et ses danseurs en particulier dans un ouvrage consacré à la transmission et à l'esthétique de la pièce "Projet de la matière" (CND/les presses du réel, 2007).
Cette enquête sur la création contemporaine (sur les œuvres et pratiques, comme sur les discours et écrits des artistes chorégraphiques) a donné lieu à d'autres publications, parmi lesquelles : "Histoire(s) et lectures : Trisha Brown/Emmanuelle Huynh" (coéd. E. Huynh et D. Luccioni, les presses du réel, 2012) ; "Odile Duboc. Les mots de la matière. Écrits de la chorégraphe" (coéd. F. Michel, Les Solitaires intempestifs, 2012).
Parce que certaines œuvres chorégraphiques appellent une approche transversale, ce premier axe de recherche aborde la relation de la danse avec les autres arts et se nourrit des travaux critiques effectués dans le domaine littéraire, théâtral, pictural ou cinématographique.
2. Un second axe de recherche ouvert par le travail de thèse porte sur l'examen de la spatialité en danse - spatialités scéniques, chorégraphiques, corporelles - et conduit à interroger la relation esthétique établie avec l'œuvre qu'elle soit présentée au théâtre ou hors de théâtres. Le jeu des spatialités construit l'orientation d'une perception ; il favorise un trajet sensible et des conduites de l'attention. Cf. la publication : "Figures de l'attention. Cinq essais sur la spatialité en danse" (les presses du réel, Dijon, 2012).
Cette réflexion a pu se développer dans le cadre d'un enseignement en partenariat avec l'École supérieure d'architecture de Paris Malaquais et les Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis de 2004 à 2007. Elle se poursuit dans l'échange avec des artistes (Armelle Devigon, Rémy Héritier, Myriam Lefkowitz, Laurent Pichaud, Mathias Poisson, Catherine Contour), et en dialogue avec les sciences sociales (géographie, anthropologie du quotidien).
Il s'agit de comprendre comment les chorégraphes habitent en danseur, provoquant des situations poétiques, sociales, sensibles qui invitent à redéfinir les usages de la ville, les représentations de la nature, autant que la place de l'art aujourd'hui.

ENSEIGNEMENT :
Outre son enseignement au département danse (cf. détail dans l'onglet "Enseignement"), elle a pu intervenir auprès de diverses structures pédagogiques : dans l'éducation nationale (de la maternelle aux formations d'enseignants) ou dans des formations d'artistes (écoles nationales supérieures d'architecture, écoles nationales supérieures des Beaux-Arts, centre national de danse contemporaine à Angers, formation ex.er.ce au CCN de Montpellier, D.U. Art danse performance, PRCC à la Fondation Royaumont...). Elle a fait partie du collège pédagogique (2006-2009) de l'école supérieure du CNDC à Angers - direction E. Huynh, du conseil de perfectionnement du Master ex.er.ce études chorégraphiques « recherche et représentation » au CCN Montpellier - direction C. Rizzo, Université Paul Valéry de Montpellier (2016-2017).

Elle engage, sous différents modes, des collaborations avec des structures culturelles et avec des artistes.

Dernière mise à jour : septembre 2019