PROFESSEURE
DÉPARTEMENT DANSE - UNIVERSITÉ PARIS 8

 
isabelle.ginot@univ-paris8.fr
TECHNIQUES DU CORPS, MÉTHODES SOMATIQUES
PRATIQUE ARTISTIQUE ET MONDE SOCIAL
ANALYSE DES PRATIQUES EN DANSE CONTEMPORAINE
ANALYSE DES OEUVRES CHORÉGRAPHIQUES CONTEMPORAINES
Critique de danse de 1983 à 2005 (La Marseillaise, Révolution, Les Lettres Françaises, La Croix, Ballett International), Isabelle Ginot travaille d'abord dans le milieu chorégraphique auprès de structures de programmation (Rencontres chorégraphiques internationales de Seine Saint-Denis, Festival international Montpellier Danse, théâtre de Tremblay en France...) ou des groupes et compagnies d'artistes (les Carnets Bagouet, compagnie IDA/Mark Tompkins, Emmanuelle Huynh, Rosalind Crisp, Julie Nioche...).
En 1997 elle soutient son doctorat et devient maîtresse de conférences au département danse de Paris 8, puis professeur dans ce même département (2007). Depuis 2000 elle est également praticienne certifiée de la méthode Feldenkrais.
Ses travaux de recherche et d'enseignement ont connu une première période consacrée à l'analyse des œuvres en danse contemporaine, interrogeant tout particulièrement l'activité perceptive du spectateur (ou du critique) dans la lecture ou l'analyse des pièces chorégraphiques, d'une part. D'autre part, l'œuvre chorégraphique étant saisie dans ses liens avec différents cercles contextuels, il s'agissait aussi de la penser comme processus - même dans son état de représentation - et d'interroger autant l'œuvre scénique que les pratiques et les discours qui contribuent à son émergence.
A partir de 2007, la question des pratiques devient centrale, et conduit à élaborer un nouveau terrain de recherche qui concerne les pratiques somatiques, à la croisée des pratiques de danse et des pratiques de soin. Co-fondatrice de A.I.M.E. (Association d'individus en mouvements engagés), elle développe avec l'association un ensemble de pratiques corporelles issues de la danse et des pratiques somatiques, en direction de personnes en situation de précarité sociale ou de santé. Ce nouvel axe de travail, qui fait écho aux questions de certains danseurs sur les frontières entre pratique artistique et monde social, donne lieu, d'une part, à la création d'un nouvel axe de formation : Diplôme d'université « Techniques du corps et monde du soin », aujourd'hui devenu le parcours « Danse, éducation somatique et publics fragiles ». D'autre part, à un programme de recherche sur les méthodes somatiques, leur histoire et leur épistémologie, qui donne naissance au groupe de recherche « Soma&Po. Somatiques, Esthétiques, Politiques. » Cet axe de recherche s'appuie sur un engagement de terrain qui la conduit à travailler auprès de publics précarisés autour des pratiques somatiques et de leurs usages politiques et sociaux, et à collaborer avec des chorégraphes et performers autour d'une « pratique somatique du regard » : depuis 2005, elle collabore au projet « Danse » de Rosalind Crisp, et elle co-enseigne avec celle-ci « DanseLab », un atelier de recherche sur la production, la perception et la poétique du geste dansé. En 2013, elle crée avec Julie Nioche « Sensationnelle », performance pour danseur, spectateur et toucheur, où se travaille l'expérience proprioceptive et tactile du regard sur le geste dansé.
Elle est actuellement responsable du parcours « Danse, éducation somatique et publics fragiles », co-responsable, avec Isabelle Launay, du programme doctoral en danse de Paris 8 et du laboratoire « Analyse des discours et pratiques en danse», et directrice depuis 2015 de l'école doctorale « Esthétiques, sciences et technologies des arts » (EDESTA)

Dernière mise à jour : janvier 2017