Approches philosophiques du corps
Diplome supérieur en pratiques coroporelles et motrices conscientes depuis une perspective interdisciplinaire, Instituto Supérieur d'Education Physique Romero Brest, buenos aires, argentine, deuxième semestre aout-novembre 2014
Corps et mouvements. Entre Bergson et Merleau-Ponty
2005-2006 - Licence
Ce cours propose de travailler sur la position du philosophe quand il pense et se préoccupe du corps, à partir de croisement de textes convergents et contradictoires de Bergson et Merleau-Ponty. Est-ce penser le corps ? Ou bien plutôt ne s'agit-il pas de vouloir penser à partir du corps, en corps ? Ces chemins, dans leur aporie même, permettent de saisir quelques-uns des enjeux de philosophies, là où leurs projets semblent se rapprocher et leurs démarches se différencier. Et l'acte de danser participe-t-il d'une de ces positions ? Le mouvement de la danse est-il mouvement de saisie d'une réalité par le corps ? Emerge alors la danse comme lieu de re-formulation de ces problématiques, éclairages croisés entre danse et philosophie.
Introduction aux discours sur le corps
2008-2009 - Licence
En repartant de la question même posée par l'intitulé du cours, nous nous sommes interrogés sur ce qui rendait (im)possible de discourir sur le corps. C'est ainsi que nous avons pu remonter dans l'histoire de la distinction entre le logos (à la fois langage et raison) et le corps, l'esprit et la matière, en repartant de Platon et de Descartes. La philosophie de ce dernier bien connue comme dualisme, reconnaît en même temps, dans son écriture même, et sa relation épistolaire avec la Princesse Elisabeth en particulier, la centralité de la relation entre ce qu'il distingue : l'âme et le corps. A partir de là, s'ouvre une perspective problématique et critique de cette distinction, avec Foucault et l'âme comme prison du corps, et Nancy avec « l'extension de l'âme » qui cherche à sortir du dualisme, par le sentir, et qui donne le ton de ce qu'il fera dans son dialogue avec Mathilde Monnier.
Laboratoire langages de la corporéité
Master Esthétiques Contemporaines Latinoaméricaines, Universidad de Avellaneda, argentine, troisième trimestre octobre- décembre 2014
Le concept de représentation et sa critique
2005-2009 - Licence (ouvert aux masters)
Ce cours porte sur la problématique de la représentation en ce qu'elle affecte conjointement et différemment les champs de la danse et de la philosophie dans leur articulation entre théorie et pratique. Qu'est-ce que le concept de représentation ? La représentation du concept ? Le concept en philosophie est-il une représentation ? Voici les questions introductrices de ce cours, qui nous permettront d'aborder la critique de la représentation, « ce filet trop lâche » pour Deleuze. Notre étude de cette critique se déclinera donc autour de trois axes : la critique de la représentation en philosophie, la critique de la représentation comme problématique politique (sous l'angle spécifique des luttes des minorités), et celle dans le champ artistique (existe-t-il un art non représentatif ?). Quel art, quelle politique, veulent/peuvent se penser en dehors de la représentation ? Quels en sont les enjeux, les impossibilités, et qu'est-ce que la philosophie renouvelle dans ce champ ?
Dans le vaste domaine qu'ouvrent ces questions au niveau philosophique, politique et artistique, nous avons pris le soin, au fil des ans, d'étudier précisément quelques-unes des théories de la représentation et ses critiques, pour en saisir les enjeux qui travaillent la pensée. Nous nous attachons à une étude détaillée de certains auteurs de philosophie (Deleuze, Différence et Répétition ; Judith Butler, Gender Trouble) et d'expériences artistiques et politiques (« performances », Mujeres Creando, etc.), afin de s'en approprier les démarches et les outils d'argumentation, et ainsi de construire notre propre pensée. En effet, ce cours se construit essentiellement à partir des problématiques de recherche apportées par chacun et chacune autour de la question de la représentation, pour permettre d'avancer dans son cheminement par la confrontation avec des textes philosophiques, des œuvres, et les autres.
Lectures de Deleuze
2006-2007 - Licence
Il s'agit de se donner les moyens, le temps, d'entrer dans une pensée par une pratique : la lecture. La lecture attentive, critique, d'une œuvre écrite à deux par Deleuze et Guattari : l'Anti-OEdipe. Comme dans la classique « lecture suivie », la lecture attentive et étayée s'articule aux questions, intérêts et problématiques qui surgissent dans le collectif de lecteurs du cours, des étudiant.e.s des départements de danse et de philosophie. Ce fut l'occasion en posant la question de l'usage du corps dans ce livre, de croiser d'autres concepts (la représentation, l'immanence, les singularités...), et de poser les questions limites au texte (le collectif à partir des singularités).
Pratiques des corps, et corps en mouvement, questions croisées entre danse et philosophie
2006-2008 - Licence
Axé autour de la pensée de Bergson, ce cours travaille les concepts d'intuition et d'immédiateté à partir des enjeux spécifiques de la pratique dansée. L'intuition apparaît comme une méthode de saisie du mouvement du réel ; nous en verrons les déclinaisons, particularités et limites. A partir de là, le concept d'immédiateté traverse toute l'œuvre de Bergson, et nous permettra de poser la question de la pensée du présent, de la perception, et du corps, dans le champ de la philosophie et dans celui du mouvement. Nous prendrons en effet quelques expériences en danse comme lieu de re-formulation de ces problématiques, dans un éclairage croisé entre danse et philosophie. A partir de ces lectures précises et étendues (en partant de l'Essai sur les données immédiates de la conscience, et Matière et mémoire) il s'agit de développer des outils d'une pensée autour du mouvement, entre théorie et pratique.
Séminaire d'été
Espacio Ecléctico, février 2015