Autour de l'image du corps
Depuis 2004 - Séminaire de master
Initié à l'occasion d'une collaboration avec Julie Nioche, ce séminaire d'abord collectif (avec notamment Julie Nioche, Christine Roquet, Hubert Godard et divers intervenants invités) s'attache chaque année à déployer un axe différent, touchant aux problèmes de conceptualisation et d'épistémologie des techniques du corps. Ainsi, selon les années, on a pu aborder :
- la définition et l'histoire des notions d'image du corps et de schéma corporel
- une approche interdisciplinaire de cette même notion (dans les textes de la psychanalyse, des neuro-sciences, de la philosophie)
- la question du récit de soi et de la construction discursive de l'image du corps
- l'épistémologie des pratiques somatiques (via une étude de cas : Feldenkrais)
Cartographier la perception
Depuis 2012. Cours de Licence et DU « Techniques du corps et monde du soin »
Cartographier la perception est un cours d'analyse des pratiques (séances de pratiques somatiques, ateliers et cours de danse contemporaine) : il s'agit de mobiliser un certain nombre de notions utilisées aujourd'hui dans le champ scientifique pour décrire les divers aspects de la perception (proprioception, kinesthésie, énaction, haptique, image du corps, schéma corporel...) et de les utiliser comme analyseurs de séances pratiques. L'enjeu est triple : d'une part, développer une description des pratiques indépendante des discours « endogènes » à ces pratiques, afin de les rendre accessibles à un débat interdisciplinaire toujours fragile. D'autre part, d'incarner ces notions que les textes théoriques définissent le plus souvent sous forme à la fois très générale et abstraite. Enfin, de commencer à penser comment les pratiques corporelles, et notamment somatiques, peuvent nourrir la production de catégories théoriques sur la perception, en soulignant la diversité et la finesse avec lesquelles elles développement les multiples dimensions de notions apparemment générales et homogènes.
Danses et pouvoir d'agir
depuis 2018, avec Isabelle Launay - Séminaire de master
Depuis 2018, ce séminaire de master poursuit l'analyse d'œuvres chorégraphiques qui œuvrent avec des figures socialement rejetées ou qualifiées d' « atypiques », « autres », ou encore en partie invisibilisées dans le champ chorégraphique dit « contemporain ». Et cela de diverses façons : soit parce qu'elles ne correspondent pas aux canons gestuels et corporels d'une danse contemporaine dominante, soit parce qu'elles sont socialement marginalisées, ou les deux à la fois. C'est leur pouvoir d'agir, leur travail de subjectivation, leur inventivité et les puissances possibles avec lesquelles elles s'emparent.
Figures faibles
Depuis 2014. Séminaire de master ouvert au public.
Accueilli par la Briqueterie, CDC Val de Marne, « Figures faibles » réunit artistes, programmateurs, acteurs divers, autour d'une question d'actualité : la mise en scène et la programmation d'oeuvres scéniques mettant en scène des "figures faibles", autrement dit, des acteurs ou danseurs que les normes dominantes du spectacle considèrent comme marginaux : danseurs porteurs de handicap, danseurs amateurs, amateurs enfants ou séniors, etc. Ce séminaire est ouvert aux étudiants de master mais aussi aux professionnels que ces questions intéressent.
Gestes ailleurs
Depuis 2009. Séminaire de master et cours de DU "Techniques du corps et monde du soin"
Lancer des gestes dansants hors du monde institutionnel de la danse ; collecter les « gestes des autres » et les inviter parmi les gestes des danseurs... penser les échanges entre les mondes de la danse et les mondes social, éducatif, thérapeutique, etc., invite à observer comment la danse construit, et surtout déplace, transgresse et réinvente ses propres limites ou frontières. A partir d'un corpus de projets de diverses natures (de pièces chorégraphiques invitant des non danseurs, comme Still/Here de Bill T. Jones, à des interventions en milieux comme l'hopital, la prison, en passant par les projets « indéterminés » comme I heart Lygia Clark de Jennifer Lacey), ce séminaire propose d'observer et de commencer à tracer l'histoire des échanges entre gestes chorégraphiques et gestes sociaux, et d'interroger les variations des figures de « l'artiste », « danseur intervenant », « pédagogue », « thérapeute ».
Le handicap est en plein milieu
2021-2021 - Licence
Ce cours de Licence est consacré à l'analyse des œuvres impliquant des artistes (chorégraphes ou interprètes) en situation de handicap. Il s'agira donc de développer le regard sur les œuvres tout en affrontant les effets du handicap sur notre façon de regarder, en particulier lorsqu'on est un.e regardeur ou regardeuses dite « valide ». Le cours naviguera entre des discussions sur les œuvres présentées, et une familiarisation avec quelques textes sur le handicap en scène.
Méthodologie de la recherche
2020-2021 - Séminaire de master
Ce cours est conduit selon deux lignes de travail :
- un suivi collectif des questions méthodologiques (délimitation du sujet, état des lieux de la recherche, choix du corpus, mise en place d'une problématique, élaboration du plan, constitution d'une bibliographie) et un partage des découvertes et difficultés dans le cadre d'exposés de recherches de chaque étudiant.
- Des lectures de textes théoriques et méthodologiques issus des études en danse.
Mouvements engagés
2020-2021, avec Julie Nioche (chorégraphe et performeuse) - Séminaire de master
Que serait un « projet corporellement et socialement engagé » ? Multiples sont les formes d'interventions artistiques qui cherchent à échapper aux institutions de la danse. Julie Nioche revendique depuis très longtemps que les projets qu'elle réalise avec des publics dits « vulnérables », et au sein d'institutions du champ médico-social sont des projets artistiques à part entière. Pourtant, on parle peu, à propos de ces projets « socialement situés », des normes, des injonctions, des modalités de production, ni des astuces, des imaginaires, des motivations artistiques qui animent les artistes. A partir de récits d'expériences passées ou en cours, cet atelier expérimental aura pour enjeu de construire des outils artistiques et politiques pour la réalisation de ces créations en milieux souvent difficiles, voire parfois hostiles. Une partie se déroulera au sein de « BODYSTORMINGS » à la Maison des Metallos, auxquels participeront également des professionnels artistes, travailleurs sociaux, programmateurs, etc.
Regarder/écrire
1998-2007 - Licence
Ce cours a évolué, selon les années et sous divers titres (notamment : « analyse des œuvres en danse contemporaine »), selon des contenus et des modalités pédagogiques variés. Il s'agissait d'un atelier de regard et d'écriture autour d'œuvres chorégraphiques contemporaines. Qu'entendons-nous par « analyser une œuvre » ? Quelles sont les opérations de regard, puis de mise en discours, qui déterminent la production d'une « critique de danse » ? L'atelier proposait de découvrir, mais aussi mettre à mal, les ordres inconscients qui gouvernent notre regard et notre discours sur les œuvres. Il s'agissait donc avant tout de s'exposer à différentes expérimentations à partir de contraintes d'écriture, et de faire travailler les processus préalables à l'analyse d'une œuvre. Le cours a progressivement mis l'accent sur la question de la perception du spectateur et le travail du regard, et a parfois été conduit en collaboration, notamment avec le danseur et chorégraphe Loïc Touzé (2005-06 et 2006-07), ou encore Beatriz Preciado.
Terrain
2004-2007 - Licence
« Terrain », comme espace délimité présentant des singularités (accidents de terrain...). Terrain comme espace de spécialisation ou de propriété (terrain privé, défense d'entrer). Terrain à cultiver, terrain à construire. Ce cours accompagne le module « terrain », où les étudiants sont conduits à observer et analyser sur un semestre entier un processus de travail en danse (processus de création, de transmission, de pédagogie, etc.). Il s'agit de réfléchir aux conditions d'une analyse des processus en danse, et de se pencher sur la posture de l'observateur. Le cours a pour but d'initier aux approches anthropologiques, d'accompagner le développement d'une attitude critique et analytique vis-à-vis des situations professionnelles. Il est co-enseigné avec un/e anthropologue du corps ou de la danse (Jean-Michel Beaudet, Mahalia Lassibille, Isabelle Clair...)
Textes et gestes somatiques
Depuis 1998. Cours de Licence et DU « Techniques du corps et monde du soin »
Intitulé « Initiation à la méthode Feldenkrais » durant ses premières années, ce cours s'est d'abord développé comme cours de pratique somatique, accompagné d'une observation critique de cette pratique. Sous le titre « textes et gestes somatiques », il combine aujourd'hui pratique Feldenkrais et analyse de textes issus des grandes techniques somatiques « fondatrices » (Feldenkrais, Alexander, Body Mind Centering, Pilates, etc.), et pose les bases d'une compréhension des enjeux conceptuels et politiques des pratiques somatiques et de leurs liens avec les pratiques du danseur. Il s'agit ainsi pour les étudiants d'acquérir une culture de base en matière de pratiques somatiques, culture constituée dans une triple approche : empirique - par les séances Feldenkrais incluses dans le cours -, théorique - par la lecture des textes -, et descriptive - une part du travail des étudiants consistant à conduire une observation d'un cours de pratique somatique de leur choix.
Théories et pratiques de la critique en danse
Depuis 2000. Séminaire de master
L'analyse des œuvres chorégraphiques est un champ peu développé et peu théorisé ; c'est aussi un domaine où les méthodologies et cadres théoriques ne sauraient être réduits à une seule approche. Comment passer de textes théoriques importants, de modes de pensée des œuvres développés dans d'autres champs que la danse, aux questions spécifiques à l'analyse chorégraphique ? Il s'agit à la fois de mettre à l'épreuve des œuvres le regard et les différentes approches théoriques, et d'examiner des textes consacrés à l'analyse des œuvres chorégraphiques ou à sa théorie.