Analyse d'œuvres chorégraphiques
Master 2013-2014, département Danse, Université Paris 8
Avec Xavier Le Roy, chorégraphe
Partant de l'œuvre chorégraphique de Xavier Le Roy à l'occasion de deux programmations différentes (FOCUS Xavier Le Roy au Théâtre de la Cité internationale et Rétrospective par Xavier Le Roy au Centre Pompidou) et à travers une série d'interventions du chorégraphe, ce séminaire propose de traverser quelques points clefs de la production chorégraphique depuis les années 1990 ; poser la question de la « transparence » des dispositifs performatifs, la question de la « situation spectacle » en mettant notamment l'accent sur l'analyse des processus de composition/production du mouvement et des modalités perceptives qu'ils activent.
Il s'agira également d'aborder la « question critique » comme prise en charge par certains chorégraphes de cette période : à travers une série d'objets - œuvres, processus de travail, dispositifs discursifs et performatifs, outils open-source (Édition Spéciale #0 aux Laboratoires d'Aubervilliers, www.everybodystoolbox.com etc.), qui opèrent un déplacement des rapports danse/critique, on va tracer les agencements de ce déplacement et observer comment chaque objet, dans sa singularité, travaille avec une activation de la « question critique » qui lui est propre.

Séminaire proposé en partenariat avec le Théâtre de la Cité internationale.
Analyse d'œuvres chorégraphiques
2016-2017, Licence 3, département Danse, université Paris 8
Danse américaine, 1950-1979 / Focus Lucinda Childs

À l'occasion du Portrait Lucinda Childs dans le cadre du Festival d'Automne / Centre national de la danse (voir la liste de spectacles et événements ci-dessous), ce cours propose un focus sur l'œuvre de la chorégraphe américaine issue de la post-modern dance. Il s'agira, dans un premier temps, de tracer l'émergence de la danse post-moderne au début des années 1960 : cartographier les influences et les circulations d'éléments qui organisent, sous le signe de John Cage, Merce Cunningham, Anna Halprin ou encore Marcel Duchamp et l'art minimaliste, le premier moment radical de Judson Church. Partant de cette démarche historique, il s'agira ensuite de traverser l'évolution de l'œuvre de Lucinda Childs : de ses premières pièces comme Carnation ou Street Dance (1964) jusqu'à ses collaborations avec Bob Wilson, Philip Glass et Sol LeWitt pour Einstein on the Beach (1976) ou Dance (1979), on tentera d'interroger ce qui fait la spécificité de ses démarches, souvent qualifiées de minimalistes, afin d'en redéployer les enjeux. Comment l'expérience à laquelle invitent les œuvres de Lucinda Childs nous permettrait-elle, aujourd'hui, de réinterroger certains éléments clés de la danse post-moderne tels que le geste quotidien, l'esthétique ordinaire, la notion de représentation, la perception du spectateur, ou encore le « problème du spectaculaire » selon l'expression d' Yvonne Rainer ?

Ce cours s'articulera autour de la programmation sur Lucinda Childs. Les étudiants devront assister aux spectacles et événements (tarifs réduits via la billetterie de Paris 8). Une visite guidée sera organisée à l'exposition Lucinda Childs, Nothing Personal 1963-1989 (date à préciser).

Spectacles et rencontres au programme :

- Exposition : Lucinda Childs, Nothing Personal 1963-1989, du 24 septembre au 17 décembre au CND et à la Galerie Thaddaeus Ropac, Pantin
- Lucinda Childs, Radial Courses Dance 2, 24 et 25 septembre, CND, accès libre
- Lucinda Childs, Early Works, programme A, du 27 au 30 septembre, CND
- Lucinda Childs, Early Works, programme B, du 27 au 30 septembre, La
Commune - Centre dramatique national d'Aubervilliers
- Lucinda Childs, Dance, du 29 septembre au 3 octobre, Théâtre de la Ville
- Lucinda Childs, Available Light, du 4 au 7 octobre, Théâtre du Châtelet
- Une journée avec Lucinda Childs : conférences, rencontre et performances, le 19 novembre, de 10h à 20h au CND

- Projections : Lucinda Childs et Nine Evenings - Vehicle, le 8 décembre à 19h, Nouvelle cinémathèque de la danse, CND



Analyse d'œuvres et processus chorégraphiques
ex.e.r.ce - Master études chorégraphiques « Recherche et re-présentation », depuis 2015, CCN de Montpellier
Cette série d'interventions s'articulera autour des trois pistes de travail. Il s'agira, d'abord, de pratiquer l'analyse d'œuvres chorégraphiques pour interroger comment on s'active face à une œuvre tout en inversant la question : comment l'œuvre nous active ? Comment une œuvre organise-t-elle notre perception ? Qu'est-ce qu'elle nous propose comme modalité d'observation et d'analyse ? Que devient une œuvre si on la pense moins comme « objet visible » le moment du spectacle, mais plutôt comme travail et lieu de fabrique d'outils ? Passer, ensuite, de l'analyse d'œuvres à l'analyse des processus chorégraphiques, il s'agira d'expérimenter avec la question : comment devenir spectateur de son propre travail ? Comment interroger les éléments d'un processus de recherche artistique ? Comment, au sein d'un processus de création, on peut s'inventer des outils d'observation et d'analyse qui permettraient de saisir non seulement ce qu'on est en train de faire, mais aussi ce qui est en train de se faire et, surtout, ce qui est en train de se dessiner comme potentiel ? À travers ces deux pistes de travail, une troisième piste sera d'interroger les modalités d'une articulation entre recherche théorique/critique et recherche pratique, et de penser les formes d'écriture et d'adresse propres à la spécificité des projets de recherche artistique.
Analyses d'œuvres chorégraphiques
Essais - Master « Création et performance », 2012-2013, CNDC d'Angers (dir. Emmanuelle Huynh)
À partir des œuvres et des pratiques de composition de : Deborah Hay, Laurent Pichaud, Yvonne Rainer, Xavier Le Roy.
Écrits d'artistes - les écrits programmatiques
ex.e.r.ce - Master études chorégraphiques « Recherche et re-présentation », 2014-2015, CCN de Montpellier
Intervenants invités : Volmir Cordeiro, chorégraphe et interprète et Petra Sabisch, chorégraphe et philosophe
Premier des quatre modules du programme de recherche « Écrits d'artistes » -l'écrit programmatique, l'écrit comme sensation, l'écrit comme documentation et l'écrit objet. Ce programme met l'accent sur le jeu de relations entre gestes et écrits d'artistes. Il ouvre une investigation de formats (partition, journal de bord, manifeste, note d'intention...) et de natures possibles de l'écrit (analytique, descriptif, poétique, automatique...).
Méthodologie de l'écrit
Licence 3, 2011-2012, département Danse, Université Paris 8
L'objectif de ce cours est d'accompagner les étudiants dans leur pratique de l'écrit et de les exercer à une lecture critique de textes en danse. À travers de nombreuses lectures et des exercices écrits réguliers, il s'agit d'approcher différentes formes de discours en danse et notamment d'acquérir des outils méthodologiques -élaboration d'une bibliographie, synthèse et commentaire de texte, et élaboration d'une problématique.
Mouvement/activité/processus : danses aux Etats-Unis, 1950-1979
depuis 2015, Licence 3, département Danse, Université Paris 8
Il s'agira, dans un premier temps, de tracer l'émergence de la post-modern dance au début des années soixante à New York : cartographier les influences et les circulations d'éléments qui organisent, sous le signe de John Cage, Merce Cunningham, Anna Halprin ou encore Marcel Duchamp et l'art minimaliste, le premier moment radical de Judson Church. Partant de cette démarche historique, il s'agira ensuite de redéployer les enjeux de la danse post-moderne sur un mode à la fois d'analyse et d'exploration pratique à partir notamment des propositions de Simone Forti, Yvonne Rainer, Trisha Brown, Steve Paxton...
Les chorégraphes post-modernes viennent opérer un déplacement de la danse au mouvement et de l'œuvre au processus : mouvement quotidien, mouvement-comme-objet, activités, task, procédés aléatoires, élaboration des scores, improvisation structurée, ou encore l'idée de neutral doer ou d'une esthétique ordinaire sur scène... un ensemble de notions et de pratiques qui réinterrogent « ce qui fait » danse, qui multiplient les possibles de la composition chorégraphique et qui nous invitent à repenser les conditions de la réalité scénique.
Outils et pratiques partitionnels
ex.e.r.ce - Master études chorégraphiques « Recherche et re-présentation », 2016-2017, ICI-CCN de Montpellier
Avec Marie Glon

Cette intervention à deux voix sera une invitation à interroger la notion de partition et ses réalités diverses au sein des processus chorégraphiques. À partir de l'étude de différentes pratiques (liées à la « Chorégraphie ou l'art de décrire la danse » du XVIII siècle et à la danse post-moderne américaine des années 1960), il s'agira de penser différents outils partitionnels dans leur dimension matérielle autant qu'intellectuelle : interroger leurs natures et fonctions, leurs modes d'élaboration et d'activation, questionner leurs usages et leurs effets sur les processus de composition et de transmission. Ou encore, explorer ce qui « peut faire partition » au sein d'un processus de création, expérimenter avec différents registres d'écriture et, surtout, interroger comment le partitionnel intervient à l'élaboration même d'une démarche artistique.
Pour une généalogie de la danse post-moderne
Séminaire pour les étudiants de la première, deuxième et troisième année janvier 2014, École nationale de danse, Athènes
Ce séminaire d'histoire propose de tracer l'émergence de la danse post-moderne américaine au début des années soixante à travers une cartographie des influences, des correspondances et des circulations d'éléments entre les artistes et les champs artistiques. Il s'agira de mettre notamment l'accent sur l'impact de John Cage, Merce Cunningham, Anna Halprin et l'art minimaliste.
Pratiques compositionnelles des chorégraphes post-modernes : Trisha Brown
Séminaire pour les étudiants de la deuxième et troisième année mars 2011, École nationale de danse, Athènes
Mouvement ordinaire, mouvement pur, task, improvisation et improvisation structurée : mettant l'accent sur ces notions et pratiques-clés de la danse post-moderne américaine, ce séminaire propose de traverser les premières œuvres de Trisha Brown (Early Works 1966-1979) et d'explorer leurs modalités de composition. A travers notamment « equipement » et « accumulation pieces », il s'agit d'accéder au territoire du « mouvement pur » afin d'approcher ce que Trisha Brown décrit à propos de « Man walking down the side of a building » comme « le moment où l'on perçoit le mouvement en tant qu'activité ».