DIRECTION DE PUBLICATIONS
Danser en mai 68. Premiers éléments
éditions Micadanses et Université Paris 8, Paris, 2014
Ouvrage sous la direction de : Sylviane Pagès, Mélanie Papin et Guillaume Sintès.

« Danser en Mai 68 » émane d'une journée de réflexion organisée à Micadanses en octobre 2012 par le groupe de recherche « Histoire contemporaine du champ chorégraphique en France » (Sylviane Pagès, Mélanie Papin et Guillaume Sintès) qui a réuni les témoignages de Catherine Atlani, Odile Azagury, Claire Delaroche et Dominique Dupuy, autour de leur expérience des événements de Mai 68.

Retranscrits dans le présent ouvrage, ils sont enrichis d'entretiens avec Serge Keuten et Jean Guizerix, de contributions de chercheurs en danse et de reproductions d'archives.
Il s'agit en effet d'ouvrir un chantier historique sur le champ de la danse en 1968 jusqu'alors peu étudié et témoigne du développement récent des recherches sur l'histoire de la danse en France.

Cet ouvrage est le fruit d'une collaboration entre Micadanses et le laboratoire « Esthétique, musicologie, danse et création musicale » de l'Université Paris 8.
CONTRIBUTION DANS DES OUVRAGES COLLECTIFS
États des lieux. Les lignes de force de l'avant-Mai
in Sylviane Pagès, Mélanie Papin, Guillaume Sintès (ed.), Danser en mai 68. Premiers éléments, éditions Micadanses et et Université Paris 8, 2014, p. 14-24
L'ambivalente revendication d'exister. Mai 68 et "la Danse" (premiers éléments)
in Sylviane Pagès, Mélanie Papin, Guillaume Sintès (ed.), Danser en mai 68. Premiers éléments, éditions Micadanses et Université Paris 8, Paris, 2014, p. 96-125
Article par : Isabelle Launay, Sylviane Pagès, Mélanie Papin et Guillaume Sintès.
ARTICLES
Free Danse Song : un espace des possibles
in Repères, cahier de danse n°31, Centre de développement chorégraphique du Val de Marne - La Briqueterie, avril 2013, p. 10-13
De faire école à être une école : la figure du pédagogue à l'œuvre [...]
in Funambule, revue de danse, Saint-Denis, Anacrouse, n°10, décembre 2010, p. 13-23
Titre complet : De faire école à être une école : la figure du pédagogue à l'œuvre dans les pratiques artistiques
Figures (Edito)
in Funambule. Revue de danse, n°10 Figures, décembre 2010, Anacrouse, p. 7-8.
de Paola Secchin Braga, Myrto Katsiki et Mélanie Papin
Les improductives actives
Funambule, revue de danse, Saint-Denis, Anacrouse, n°8, octobre 2008, p. 8-10
ENTRETIENS D'ARTISTES
Mai 68 a été une folie. Entretien avec Serge Keuten
In Sylviane Pagès, Mélanie Papin, Guillaume Sintès (ed.), Danser en mai 68. Premiers éléments, éditions Micadanses, 2014, p. 66-76
Par Mélanie Papin et Guillaume Sintès.
J'ai bien connu la bascule... Entretien avec Brigitte Asselineau
in Mobiles n°2, « Mémoires et histoire en danse » Arts 8, Paris, L'Harmattan, 2010, p. 363-370
La voie du concept, la voie du sensible
in Marie Glon « La voie du concept, la voie du sensible », Repères, cahiers de danse, Biennale nationale de danse du Val-de-Marne, n°23, avril 2009, p. 22-25
Réalisation d'entretiens avec David Wampach, Gabriel Hernandez, Kilina Crémona et Michel Hallet-Eghayan dans le cadre de l'article de Marie Glon
La voie libre. Témoignage croisé de Christine Gérard et Nathalie Collantes [...]
Entretien paru dans la revue Funambule #9, association Anacrouse, université Paris VIII, décembre 2009, p. 45-56
Titre complet : La voie libre. Témoignage croisé de Christine Gérard et Nathalie Collantes sur L'Atelier de la danse et Jacqueline Robinson
THÈSE ET HABILITATION
1968-1981 : Construction et identités du champ chorégraphique contemporain [...]
Doctorat, université Paris 8, sous la direction d'Isabelle Launay, 2017
Titre complet : 1968-1981 : Construction et identités du champ chorégraphique contemporain en France. Désirs, tensions et contradictions.
Cette recherche tente de mettre en évidence les mécanismes d'émergence de la danse contemporaine en France entre 1968 et 1981. Animés par un désir émancipateur de vivre et de danser particulièrement intense dans l'après Mai-68, les danseurs mais aussi journalistes, administrateurs ont produit des micropolitiques au travers desquelles leurs actions collectives et militantes, leurs désirs de pratiques et de danse ont permis de sédimenter, sans pour autant défaire les tensions et la contradictions visibles dès les années 1950, le champ chorégraphique contemporain.
Avant d'aborder Mai 68 dans notre première partie, nous dressons un état des lieux du champ chorégraphique dans les années 1950 et 1960 afin de comprendre les conditions d'apparition de cette communauté encore fragile, confrontée à une bataille autour de la notion de modernité entre les tenants d'un héritage « classique » et ceux d'un héritage « moderne ». Si Mai 68 est ensuite envisagé comme un moment politique pour la danse, ses effets « culturels » s'inscrivent tout au long des années 1970. D'abord, ils rendent possible l'accueil des modernités venues des Etats-Unis. Puis, ils favorisent l'installation de modes de production et d'organisation autogérés et collectifs ainsi que des modes de militance en faveur de l'amélioration des conditions de vie et de création. À bien des égards, cette organisation du champ chorégraphique, par les marges et les « forces discrètes », a contribué à ce que l'on a appelé « l'explosion de la Nouvelle danse française » des années 1980.

1968-1981: Construction and identities of the contemporary choreographic field in France. Desires, tensions and contradictions
This research tries to place in a prominent position the mechanisms of emergence of the contemporary dance in France between 1968 and 1981. Livened up by a desire emancipator to live and to dance particularly intense in the after 1968, the dancers but also journalists, administrators produced micropolitics through which their collective and militant actions, their desires of practices and dance allowed to sediment, without undoing the tension and visible contradictions from the 1950s, the contemporary choreograpic field.
Before enter upon 1968 on our first part, we draw up an inventory of the choreographic field in the 1950s and 1960s to understand the condition of appearance of this still fragile community, confronted with a battle around the notion of modernity between the upholders of a « classic » legacy and those of a « modern » legacy. If 1968 is then envisaged as a political moment for the dance, its « cultural » effects join troughout 1970s. At first, they make possible the reception of the modernities come from the United States. Then, they favor the installation of self-managed and collective modes of production and organization as well as modes of militance in favour of the provement of the conditions of life and creation. In some respects, this organization of the choreographic field, by the margins et the « discreet strengths », contributed to what we called « the explosion of the New French dance » in the 1980s.