DIRECTION DE PUBLICATIONS
Écosomatiques. Penser l'écologie depuis le geste
Deuxième Epoque, Montpellier, 2019
Ouvrage sous la direction de Marie Bardet, Joanne Clavel, Isabelle Ginot.
Écosomatiques se penche sur l'interpénétration et la circulation de savoirs longtemps indifférents les uns aux autres : ceux issus des pratiques somatiques et d'une pensée des savoirs du corps expérientiels, et ceux issus d'une pensée écologique et politique qui se soucie du devenir de nos sociétés et de la planète, et cherche des ressources à la fois scientifiques, économiques, politiques. Les artistes, et en particulier les danseurs contemporains, ainsi que les praticiens des somatiques sont les acteurs de cette circulation. Ainsi se développent, depuis plus d'une vingtaine d'années, des projets artistiques mobilisant conjointement les éléments d'une « esthétique verte », des pratiques somatiques qui pensent le corps à partir de son expérience c'est à dire comme immergée dans un milieu. Dans la diversité de ces pratiques, se distinguent des pratiques corporelles qui remettent en cause les normes techniques et esthétiques ; des performances tournées vers une lecture des espaces (urbains, naturels, privés, publics) rendant visibles la multitude des éprouvés et des savoirs du corps en jeu ; des formes d'activismes socio-écologistes empruntant des méthodologies de l'artiste ou des somatiques ; des pratiques somatiques tournées vers le prendre soin des plus vulnérables (de la petite enfance à la pauvreté), des scientifiques qui cherchent de nouvelles ressources dans les pratiques des danseurs... il s'agit là d'un mouvement diffus, très contemporain, mais de plus en plus visible, qui porte des questions aussi bien d'esthétique que de sciences du vivant ou de lecture politique.
Danser contemporain. Gestes croisés entre Afrique et Asie du Sud,
Deuxième Epoque, Montpellier, 2018
Ouvrage sous la direction de Federica Fratagnoli et Mahalia Lassibille.
Dans divers champs artistiques, en danse en particulier, la référence à la « contemporanéité » est fréquemment utilisée et se retrouve sur nombre de continents. En même temps, elle fait l'objet de différentes interprétations selon les espaces géographiques, leur histoire, le contexte social, économique, politique, mais aussi selon les chorégraphes et les danseurs. De plus, une pluralité de termes entre en jeu pour nommer ce phénomène qui n'a pour l'instant pas trouvé de consensus. Ce volume se propose ainsi de traiter de la notion de « contemporanéité » en danse, de considérer ses définitions, ses utilisations, ses enjeux, la manière dont les artistes l'interprètent et l'utilisent en mettant en regard l'Afrique et l'Asie du Sud. Comment les danseurs et les chorégraphes se positionnent-ils ? Quelles transformations, quelles dynamiques, quels paradoxes entraînent, ou non, le passage à la « scène contemporaine » ? Quels en sont les effets en termes de professionnalisation ? Le but de cet ouvrage est de mettre en avant la complexité et l'hétérogénéité des situations qui engagent cette notion sur ces deux territoires et d'en souligner la dimension politique.
Sommaire: http://r.deuxiemeepoque.com/2tgmbb6oc45zf.html



Danser en 1968. Perspectives internationales
Deuxième époque, Montpellier, 2018
Sous la direction de : Isabelle Launay, Sylviane Pagès, Mélanie Papin et Guillaume Sintès.
Danser en mai 68. Premiers éléments
éditions Micadanses et Université Paris 8, Paris, 2014
Ouvrage sous la direction de : Sylviane Pagès, Mélanie Papin et Guillaume Sintès.

« Danser en Mai 68 » émane d'une journée de réflexion organisée à Micadanses en octobre 2012 par le groupe de recherche « Histoire contemporaine du champ chorégraphique en France » (Sylviane Pagès, Mélanie Papin et Guillaume Sintès) qui a réuni les témoignages de Catherine Atlani, Odile Azagury, Claire Delaroche et Dominique Dupuy, autour de leur expérience des événements de Mai 68.

Retranscrits dans le présent ouvrage, ils sont enrichis d'entretiens avec Serge Keuten et Jean Guizerix, de contributions de chercheurs en danse et de reproductions d'archives.
Il s'agit en effet d'ouvrir un chantier historique sur le champ de la danse en 1968 jusqu'alors peu étudié et témoigne du développement récent des recherches sur l'histoire de la danse en France.

Cet ouvrage est le fruit d'une collaboration entre Micadanses et le laboratoire « Esthétique, musicologie, danse et création musicale » de l'Université Paris 8.
Penser les somatiques avec Feldenkrais
ouvr. coll., Editions L'Entretemps, Lavérune, collection « Lignes de corps », 2014
On appelle « pratiques somatiques » un ensemble de pratiques corporelles dites « douces », basées sur un travail de prise de conscience du mouvement, d'élargissement de la perception, d'imaginaire du geste. Ces pratiques somatiques (Feldenkrais, Alexander, Eutonie, Body Mind Centering, relaxation, et bien d'autres), fréquentées par un public nombreux, dans les cadres les plus divers (loisirs, soin complémentaire, développement personnel, éducation, sport de haut niveau, pratique artistique...) sont pourtant très mal considérées par les savoirs dominants tels que la science ou la médecine, qui peinent à saisir les modèles de corps et de geste qui les fondent.
Réalisé par le groupe « Soma & Po », composé de chercheuses, danseuses et praticiennes somatiques, cet ouvrage se penche sur un exemple, la méthode Feldenkrais®. A partir d'une lecture attentive de la pratique ainsi que des textes du fondateur (Moshe Feldenkrais, 1904-1984), il s'agit de mettre à jour l'invention conceptuelle propre aux somatiques, et de retracer comment ce nouveau paradigme, loin d'être clos sur lui-même, trouve des ancrages et des résonances dans une large sphère de savoirs philosophiques, scientifiques, sociologiques, et politiques.
A travers cette mise en situation des savoirs somatiques au sein des sciences humaines et sociales, l'ouvrage propose de nouveaux outils pour comprendre ces pratiques ; mais surtout, par une approche résolument politique, il permet de penser de nouveaux usages de ces pratiques, politisés et critiques, au sein du monde d'aujourd'hui.
Histoires de gestes
Actes Sud, Paris, 2012
Sous la direction de Marie Glon et Isabelle Launay
Préface de Dominique Hervieu
Histoires de gestes s'intéresse aux gestes essentiels au départ de tout mouvement. Illustré d'une trentaine de documents, l'ouvrage rassemble douze textes de chercheurs qui analysent chacun un geste simple et essentiel avec de nombreuses références à l'histoire de la danse et de l'art.
Cet ouvrage prolonge une série de rencontres intitulée La petite université populaire de la danse (organisées par le Théâtre National de Chaillot et le département Danse de l'université Paris VIII). Chaque conférence prend pour départ un verbe d'action lié à un geste simple et fondamental. Il s'agit, pour chaque geste abordé, d'analyser le mouvement en lui-même à travers l'histoire des représentations du corps ainsi que des oeuvres chorégraphiques en recourant à la philosophie, à la peinture et l'art plus généralement, à l'histoire ou à d'autres éclairages issus des sciences humaines et des savoir-faire des danseurs, laissant ainsi émerger de nouvelles réflexions et des outils susceptibles d'enrichir la perception de la danse et du corps.
Les gestes fondamentaux (verbes d'actions essentiels en danse contemporaine que nous connaissons tous mais que nous interrogeons rarement) mettent l'accent sur la relation Ă  l'autre et sur la relation Ă  l'espace et Ă  l'environnement : ĂŞtre debout, tomber, marcher, courir, sauter, s'asseoir, tourner, arriver/partir, prendre par la main, porter, frapper, regarder.
Chaque texte peut être lu comme un exercice d'étonnement pour notre faculté de regard sur le corps en mouvement et construit une histoire de la danse inédite.
Mémoires et histoire en danse, Mobiles n° 2
Collection Arts 8, Paris, L'Harmattan, 2010
Sous la direction d'Isabelle Launay et Sylviane Pagès
Sommaire ci-joint
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32838
Danse et utopie
Mobiles, n° 1, L'Harmattan, collection « Arts 8 », 1999
Danse et utopie pour ouvrir ce premier volume de Mobiles, parce que l'histoire de la danse contemporaine dès le début du XXe siècle, aussi bien aux États-Unis qu'en Europe, s'est périodiquement tissée avec celle de l'histoire des communautés utopistes. Ce volume espère créer, à sa mesure, un espace où pratiques et théories de la danse puissent se rencontrer et se nourrir les unes aux autres par une interrogation vitale sur la dimension politique des corps dansants.
Utopie, parce que l'idée de collecter des textes documentaires sur des périodes désormais essentielles de l'histoire de la modernité en danse (Allemagne des années vingt, avant-gardes américaines) est trop longtemps resté à l'horizon de la recherche en danse en France. Ces pages ouvrent ainsi un espace non restrictif à la parole de grands artistes contemporains (Jean Cebron, Valeska Gert, Julia Tardy-Marcus, Merce Cunningham, Trisha Brown, Dominique Bagouet) pour que soient préservés leurs élans.
Enfin parce que l'utopie est, depuis sa naissance, le signe du département Danse de l'université Paris 8 (fondé il y a presque dix ans par Michel Bernard), et dont ce volume est la première publication. Cet ouvrage intéressera les spectateurs, amateurs de danse, comme les théoriciens de l'art contemporain de la danse.
REVUES
Protée, « Danse et Altérité »
Protée, « Danse et Altérité », volume 29 n° 2, automne 2001
Coordination du numéro spécial danse par Michèle Febvre (UQUAM, Montréal), Isabelle Ginot (Paris 8) et Isabelle Launay (Paris 8)
Funambule
Revue des Ă©tudiants-chercheurs du DĂ©partement danse
La Revue Funambule, coordonnée par Anacrouse, l'association des étudiants du Département danse de Paris 8, paraît tous les ans depuis 1999. Elle est dirigée par les étudiants-chercheurs du Département danse.
Ci-joint le descriptif de chacun des numéros, et un bon de commande.
Informations sur http://anacrouse-danse.org
Contact : revue.funambule@yahoo.fr


CONTRIBUTION DANS DES OUVRAGES COLLECTIFS
ĂŠtre danseur et danseuse en mai-juin 1968 en France : l'ambivalente revendication d'exister
in Isabelle Launay, Sylviane Pagès, Mélanie Papin, Guillaume Sintès (dir.), Danser en 68, Perspectives internationales, Deuxième époque, Montpellier, 2018, p. 285-306
Titre complet: ĂŠtre danseur et danseuse en mai-juin 1968 en France : l'ambivalente revendication d'exister.
Article par Isabelle Launay, Sylviane Pagès, Mélanie Papin, Guillaume Sintès.
Introduction
in Federica Fratagnoli, Mahalia Lassibille (dir), Danser contemporain. Gestes croisés entre Afrique et Asie du Sud, Montpellier, Deuxième Epoque, 2018, p. 5-23
Introduction signée de Federica Fratagnoli et Mahalia Lassibille.
Lire Deborah Hay
in Deborah Hay, Mon corps, ce bouddhiste, édition augmentée, tr. fr., Lucie Perineau et Laurent Pichaud
in Deborah Hay, Mon corps, ce bouddhiste, édition augmentée, tr. fr., Lucie Perineau et Laurent Pichaud, Dijon, Les presses du réel - Lausanne, La Manufacture, coll. « Nouvelles scènes », 2017, p. 157-169.
Ce texte signé par Myrto Katsiki et Laurent Pichaud accompagne l'édition augmentée en français du livre de Deborah Hay Mon corps, ce bouddhiste. Il se propose de faire résonner la lecture du livre, et les questions qu'elle peut stimuler, tout en retraçant la manière dont l'invention et l'inventivité du langage se sont propagées dans le parcours artistique de Deborah Hay, depuis les années 1970 et jusquà aujourd'hui.
Somatiques, esthétiques, politiques
in Isabelle Ginot (dir.), Penser les somatiques avec Feldenkrais, ouvr. coll., Editions L'Entretemps, Lavérune, collection « Lignes de corps », 2014, p. 17-24
Chapitre collectif de Marie Bardet, Carla Bottiglieri, Joanne Clavel, Isabelle Ginot et Violeta Salvatierra.
À partir du récit d'expérimentations de pratiques somatiques auprès de publics en situation de précarité sociale et des institutions qui les accompagnent, ce texte collectif pose les bases d'une réflexion sur de possibles usages politiques des pratiques somatiques, et les difficultés qui peuvent les accompagner.
Du bien-ĂŞtre comme devenir subjectif: techniques du corps et techniques de soi
Le Bien-être, sous la dir. de A. Florin et M. Préau, Paris, L'Harmattan, coll. Logiques sociales, 2013, p. 243-254
Article de Carla Bottiglieri, Isabelle Ginot et Violeta Salvatierra.
Ce texte s'efforce de penser les usages divers - et parfois contradictoires - de la notion de bien-être suivant le "marché" des pratiques corporelles de loisir (ou dites aussi "de bien être"), en les confrontant à la question du bien-être telle qu'elle est prise en compte (ou pas) dans l'accompagnement des personnes en situation d'exclusion sociale. L'article s'appuie, d'une part, sur la conduite d'ateliers de pratiques somatiques pour des personnes en situation d'exclusion sociale, sur leur témoignages et leurs représentations du "bien être", ainsi que sur les représentations des professionnels des structures les accueillant.
Le Corps K. An inventory of postures of dominance and submission towards a [...]
in Maps of Precariousness - Forms and processes, social imaginaries and subjectivities, sous la direction de Emiliana Armano and Annalisa Murgia, Bologna,Odoya, 2011
Titre complet : Le Corps K. An inventory of postures of dominance and submission towards a recombinant composition of precarious bodies . Par le Collectif presque ruines (parmis lesquels : Carla Bottiglieri et Violetta Salvatierra)
II. Archives d'une expérience 1993-2007
Les Carnets Bagouet, La passe d'une œuvre. Ouvrage sous la direction d'Isabelle Launay. Editions Les Solitaires intempestifs, 2007, p. 87-316.
Chapitre 2 « Archives d'une expérience », par Anne Abeille, Isabelle Launay et Sylviane Pagès.
Le second chapitre de l'ouvrage est un recueil d'archives, orales ou Ă©crites, des Carnets Bagouet. Ces archives sont retranscrites, prĂ©sentĂ©es et composĂ©es de façon Ă  rendre visible la rĂ©flexion menĂ©e par ce collectif de danseurs autour de la transmission des œuvres de Dominique Bagouet après sa mort, et autour du travail de l'interprète en danse. La prĂ©sentation chronologique et thĂ©matique permet de mettre en lumière la parole des danseurs, souvent inaudible, tout en proposant des questionnements sur l'archive en danse et la mĂ©moire des œuvres chorĂ©graphiques.



Une structure opaque : autour des Accumulations de Trisha Brown
in Etre ensemble, dir. C. Rousier, Centre national de la danse, Pantin 2003, p. 252-273.
Article d'Isabelle Ginot et Christine Roquet. Cette analyse d'un dispositif chorégraphique de T. Brown particulièrement commenté, les Accumulations, envisage la nature collective de la performance de T. Brown dans un premier temps à partir des « enveloppes » discursives multiples qui entourent la pièce : lectures historiques, interdisciplinaires, etc., qui s'accumulent précisément pour construire une lecture convergente. Dans un second temps, il s'agit de confronter à cette lecture englobante, celle, détaillée et minutieuse, permise par la lecture du geste à partir des outils de l'analyse du mouvement. Un autre « être ensemble » émerge de ce deuxième point de vue.
ACTES DE COLLOQUES
Deborah Hay : une chorégraphie de langage
in S. Genetti, C. Lapeyre-Desmaison, F. Pouillaude (dir.), Gestualités/Textualités en danse contemporaine, Actes du colloque de Cerisy 2016, Paris, Hermann, 2018, p. 243-258.
Myrto Katsiki et Laurent Pichaud.
Ce texte, issu d'une intervention dans le cadre du colloque Gestualités/Textualités dans la danse contemporaine (Cerisy, 2016), interroge la fonction du langage dans la pratique chorégraphique de Deborah Hay et les enjeux de ses partitions textuelles.

Le rapport très singulier qu'entretient la chorĂ©graphe amĂ©ricaine Deborah Hay au langage et Ă  l'Ă©crit constitue sans doute l'aspect le plus radical de son œuvre. Ce rapport est devenu au fil du temps l'outil principal de sa pratique chorĂ©graphique ; tout d'abord, le langage comme outil de mise en mouvement Ă  travers la formulation des consignes dont l'exemple le plus connu est celui des questions what if... que Hay pratique depuis plusieurs annĂ©es stimulant un corps qui se construit et se maintient par l'imaginaire ; ou encore, le langage comme outil de documentation puis de transmission Ă  travers l'Ă©laboration des scores, des partitions textuelles, portant une attention particulière Ă  l'Ă©nonciation de la danse. Mais, surtout, Hay fait du langage un outil pour rĂ©interroger les habitudes perceptives et cinĂ©tiques, son projet mĂŞme Ă©tant une invitation Ă  suspendre les fixations Ă  l'œuvre pendant l'expĂ©rience de la performance tant pour l'interprète que pour le spectateur. Deborah Hay parle actuellement d'une « chorĂ©graphie de langage » qui cherche, avec le moins de mots possible, Ă  Ă©largir les ressources de l'interprète et son potentiel de l'ĂŞtre-en-scène. Partant de l'analyse d'une partition, cette intervention sera l'occasion d'interroger la fonction du langage dans la pratique de Hay et les enjeux Ă  l'œuvre dans ses partitions textuelles.


ARTICLES
Pour une Ă©cologie des Somatiques ?
Revista Brasileira de Estudos da Presença, Porto Alegre, v. 5, n. 1, p. 85-100, jan./avr. 2015
Article de Joanne Clavel et Isabelle Ginot.
Disponible sur : <http://www.seer.ufrgs.br/presenca>
Une parenté conceptuelle et théorique semble pouvoir être observée entre Somatiques et Ecologie scientifique, sans que cette parenté ait été réellement étudiée. A partir d'une réflexion sur trois notions clés de l'écologie : potentiel, diversité et réciprocité, cet article se veut une invitation et un programme à penser l'intégration des Somatiques au paradigme écologique scientifique, et en appelle aux acteurs somatiques pour transformer leurs pratiques selon une éthique environnementale.
Faire néant pour potentialiser des appuis [...]
in Repères. Cahier de danse, n° 33, La Briqueterie, Centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne, avril 2014
titre complet : Faire néant pour potentialiser des appuis. Échange entre Myrto Katsiki et Laurent Pichaud

Ce texte est un échange entre Myrto Katsiki et Laurent Pichaud autour du solo faire néant (2003) de Laurent Pichaud abordé à partir de la question des appuis.

Extrait : « Ă€ l'origine de cet Ă©change, il y a pu (2006), l'adaptation par Laurent Pichaud d'un solo de Deborah Hay. Ă€ la question de ce qui constitue le « fond moteur » de pu, Laurent Pichaud rĂ©pond en Ă©voquant faire nĂ©ant, solo de dix minutes qu'il a conçu en 2003, et qui lui apparaĂ®t a posteriori comme le moment oĂą il se construit ses propres appuis en tant qu'interprète et chorĂ©graphe. Tout au long de cet Ă©change, nous nous sommes attachĂ©s autant Ă  explorer la construction initiale de ces appuis qu'Ă  suivre leur activitĂ© mouvante, la façon dont ils ont Ă©tĂ© actifs depuis lors : si, dans un premier temps, ils semblent se construire pour dĂ©jouer d'autres appuis (rĂ©pondant par lĂ  aux questions que se pose Laurent Pichaud en 2003), ils opèrent ensuite des glissements successifs, remettant en actualitĂ© leur potentiel. Cet Ă©change tente de faire entendre la dynamique de ces glissements, la manière dont ces appuis se « potentialisent » dans le parcours de Laurent Pichaud : ils s'ouvrent Ă  de nouveaux possibles, trichant avec une fixation sur les enjeux du moment de la crĂ©ation de faire nĂ©ant. Échanger sur ce solo est, essentiellement, suivre les opĂ©rations de cette « tricherie » avec la fixation, clin d'œil Ă  tout système qui tenterait de se mettre en place - le projet de faire nĂ©ant Ă©tant prĂ©cisĂ©ment de ne rien faire de dĂ©finissable ou de dĂ©finitif. »
Faire avec l'espace ou faire jouer le "tournant spatial" en art [...]
in Christian Gaussen (dir.), Du périmètre scénique en art : re/penser la Skéné, Cahier n° 4, École supérieure des Beaux Arts Montpellier Agglomération, 2013, p. 6-27
Titre complet : Faire avec l'espace ou faire jouer le "tournant spatial" en art - Recomposition d'un Ă©change Ă©pistolaire entre Anne Volvey, Julie Perrin et Laurent Pichaud
À l'invitation du groupe de recherche « Du périmètre scénique en art : re/penser la Skéné », Anne Volvey (géographe, spécialiste d'art plastique), Julie Perrin (chercheuse en danse) et Laurent Pichaud (artiste chorégraphique) proposent le 21 février 2013 une rencontre dans la galerie de l'École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier. Ils prolongent dans ce texte leur dialogue dans un après coup réflexif qui intègre des retours d'expérience (les leurs mais aussi ceux du public).
Habit and change: discovering the present [...]
Writings on Dance, #25, Melbourne, Australia, summer 2012, p. 10-29
« Habit and change: discovering the present. An essay on the invention of time in Feldenkrais method: learning through movement, questions of temporality »
By Isabelle Ginot and Marie Bardet.
Translated by Sally Gardner and Frida Komesaroff. New version published in French: "Du changement à la variabilité. L'invention du temps dans la séance Feldenkrais" in Isabelle Ginot (dir.), Penser les somatiques avec Feldenkrais, Lavérune : L'Entretemps, coll. Lignes de corps, 2014, p. 59-76.
This text offers a reflexion on the time model that is both engaged and invented in a Feldenkrais group lesson. It attempts to describe the specific temporal experience that one makes in such a lesson, while, reciprocally, defining what alternative time models can be deduced from this practice.
De la posture Ă  l'attitude
Posture(s)/Imposture(s), MAC/VAL, 2008
Article d'Isabelle Launay et Christine Roquet, publié avec l'autorisation de l'éditeur.
Entrer en scène c'est souvent d'abord se tenir debout face aux autres. Là commence peut-être le théâtre comme la danse ou la politique. Que va-t-il se jouer immédiatement dans cet échange ? Le travail postural est le B. A. Ba de l'exercice du danseur car la qualité de sa présence sur scène en dépend. Le texte propose une réflexion sur la notion de posture à partir des écrits de Erwin Strauss et analyse une série d'exemples posturaux dans le domaine de la danse pour en dégager à la fois la dimension à la fois esthétique, culturelle et politique.
Pistes de rĂ©flexion sur la transmission des œuvres en butĂ´
Funambule, n°8, 2008, p. 26-39
Article de Sylviane Pagès et Violeta Salvatierra
Ce texte met en lumière une des Ă©volutions rĂ©centes du butĂ´ en France : la constitution d'un rĂ©pertoire au sein des compagnies butĂ´ et la transmission d'œuvres Ă  des danseurs contemporains. Ces Ă©tudes de cas permettent de questionner les notions de rĂ©pertoire et d'œuvre chorĂ©graphique dans le champ du butĂ´.

Publié avec l'aimable autorisation de l'association Anacrouse.
De l'image Ă  l'imaginaire
Repères, cahier de danse, CDC du Val-de-Marne, mars 2006
Article collectif (Isabelle Ginot, Gabrielle Mallet, Julie Nioche, Christine Roquet), commandé par la revue "Repères, cahier de danse", publiée par le CDC du Val-de-Marne.
L'Ă©cole, une fabrique d'anti-corps ?
Art Press « Medium Danse », numéro spécial, novembre 2002, p. 106-111
Article d'Isabelle Ginot et Isabelle Launay, publié avec l'autorisation de la revue
Cet article est une longue contribution et un appel au débat sur la formation des danseurs professionnels en danse contemporaine au tournant des années 2000, sur ses enjeux techniques, esthétiques et politiques. Il est aussi une synthèse des travaux du « Groupe Ecole ? » qui regroupa pendant plus d'un an, responsables de formation, chercheurs et danseurs (G. Bourges, B. Charmatz, H. Godard, C. Hasler, I. Launay, AK. Lescop, M. Monnier, L. Touzé) en vue de proposer de nouveaux cadres de pensée pour la formation en danse ainsi que d'une enquête menée par I. Ginot sur les dehors de la discipline.
Danse, espace, regards ou les métamorphoses du regard en danse
Le regard, Zodiaque, n°1, avril 1998
Article d'Isabelle Launay et Christine Roquet.
Cet article décrit et commente le travail du regard en danse à partir d'une série de photographies de danseurs en mouvement.
ENTRETIENS AVEC L'AUTEUR
Devenir chercheuses en danse (avec Ninon Prouteau, Sophie Jacotot, Violeta Salvatierra, Joanne Clavel)
Etre chercheur en danse, Recherches en danse n°1, 2014, Revue Internationale en ligne de l'Association des Chercheurs en Danse,
Joanne Clavel, Sophie Jacotot, Isabelle Launay, Ninon Prouteau-Steinhausser et Violeta Salvatierra, « Devenir chercheuses en danse », Recherches en danse [En ligne], 1 | 2014, mis en ligne le 13 février 2014. URL : http://danse.revues.org/516
En décembre 2012, Joanne Clavel, Sophie Jacotot, Isabelle Launay, Ninon Prouteau-Steinhausser et Violeta Salvatierra ont souhaité se rencontrer autour de la question très large du devenir « chercheur en danse », la thématique qui venait d'être lancée pour inaugurer la revue Recherches en danse. La retranscription de cet entretien donne la matière d'un texte choral, où expériences diverses et questionnements autour des pratiques du métier se formulent et se partagent. Témoignage non exhaustif, cet article se veut comme un instantané pris au cours d'une conversation entre des collègues aux statuts variés. Sur un ton libre, chacune évoque son parcours, les motivations qui l'animent, les pratiques qui alimentent ses recherches, sa manière singulière de travailler en dialogue avec plusieurs disciplines, et pour finir le rôle de la danse dans la possible remise en jeu des cadres politiques et scientifiques de la recherche universitaire.

URL : http://danse.revues.org/516

PROJETS DE RECHERCHES
1. Présentation du projet "La critique en action : regards de l'art et regards sur l'art"
Projet dirigé par Isabelle Ginot, Emmanuelle Huynh et Anne Kerzehro
Coordonné par Myrto Katsiki, Jennifer Lacey et Ninon Prouteau
Ce projet réunit trois partenaires :
- Laboratoire d'analyse des discours et pratiques en danse, Université Paris 8
- Centre national de danse contemporaine d'Angers (direction Emmanuelle Huynh) - École supérieure de danse contemporaine / formation Essais - Master « Création et Performance »
- ESBA TALM, École supérieure des Beaux-Arts d'Angers

Il a reçu le soutien du Labex Arts - H2H (2012)
2. Programme du Festival CRITIQUES
3-7 décembre 2012, CNDC d'Angers
Depuis les annĂ©es 1990, nombreux sont les artistes chorĂ©graphiques qui s'interrogent sur la critique au sein mĂŞme de leur travail de crĂ©ation. On assiste ainsi Ă  l'Ă©mergence d'une pluralitĂ© d'objets - œuvres, processus de travail associant artistes, critiques et chercheurs, dispositifs performatifs et discursifs, plateformes interactives d'Ă©change de savoirs et de pratiques, sites internet.
Les danseurs produisent des discours, les critiques mettent en scène leurs processus de regard et d'écriture : ainsi les rapports danse/critique se diversifient et se multiplient : à l'activité classique de la critique sur l'art, s'ajoute la pratique critique par les artistes, les critiques performatives (ou écritures et performances sur l'art pratiquées par les critiques), et enfin, le discours critique comme objet de l'art ou performance critique.
Le Festival présente cette « critique en action » sous toutes ses formes : en soirée, des performances, spectacles, dispositifs (Claudia Triozzi, Ben Evans, Valentina Desideri, Julie Nioche/ Isabelle Ginot, Bojana Cvejic) qui témoignent de la place que cette question occupe désormais au sein des pratiques artistiques.
En journée, des jeunes artistes issus de plusieurs écoles d'arts (Master Essais du CNDC, Master Ex.e.r.ce de Montpellier, l'ESBA TALM d'Angers, ESBAN Nantes, le département danse de l'Université Paris 8) se rencontreront durant une semaine d'atelier pour échanger leurs propres questions et pratiques critiques.
Chaque jour en ouverture et fin de soirée, l'équipe d'artistes et de chercheurs associée à la manifestation proposera un Critic club invitant le public à un temps de rencontre en périphérie des propositions artistiques.
Le Festival CRITIQUES est présenté dans le cadre du projet « La critique en action : regards de l'art et regards sur l'art », projet de recherche mené depuis mai 2012 associant chercheurs et artistes du CNDC et de l'université Paris 8, qui vise à observer et analyser les différentes activations de la « question critique » au sein de la production chorégraphique.
3. Festival CRITIQUES : "Critic club" avec Isabelle Ginot et Jennifer Lacey
dans le cadre du Festival CRITIQUES, CNDC d'Angers, 3-7 décembre 2012
Dialogue entre Isabelle Ginot, professeur au département Danse de l'université Paris 8 et Jennifer Lacey, artiste chorégraphique, autour de la spécificité d'une critique en danse. Isabelle Ginot et Jennifer Lacey reviennnent plus particulièrement sur les techniques somatiques (techniques Alexander et Feldenkrais) et la façon dont celles-ci proposent aujourd'hui un savoir critique sur le geste.
3. Festival CRITIQUES : "Faire retour" de Volmir Cordeiro
dans le cadre du Festival CRITIQUES, CNDC d'Angers, 3-7 décembre 2012
"Chercher le performatif, trouver la critique : jeu pour troubler cet ordre"

Dans le cadre du Festival CRITIQUES, de jeunes artistes et chercheurs issus de plusieurs écoles d'art (le master Essais du CNDC d'Angers, le master ex.e.r.ce du CCN de Montpellier, l'Esba TALM d'Angers, le département Danse de l'université Paris 8) se sont rencontrés durant une semaine d'ateliers. Ils ont imaginé et activé un dispositif de travail pour échanger leurs propres questions et pratiques critiques.
Volmir Cordeiro, artiste chorégraphique issu de la formation Essais, fait retour sur son expérience de ce dispositif d'échange.
3. Festival CRITIQUES : Objets critiques
dans le cadre du Festival CRITIQUES, CNDC d'Angers, 3-7 décembre 2012
Intervention de Myrto Katsiki, Jennifer Lacey et Ninon Prouteau qui présentait l'état des lieux du projet de recherche « La critique en action : regards de l'art et regards sur l'art ».
3. Festival CRITIQUES : T-Fi (Théorie-Fiction), objet sonore par Paula Caspão
dans le cadre du Festival CRITIQUES, CNDC d'Angers, 3-7 décembre 2012
T-Fi (Théorie-Fiction), objet sonore présenté par Paula Caspão

« Comme le titre l'indique, ce projet part d'un désir - qui est aussi devenu un impératif, pour moi - de METTRE la THEORIE en FICTION. Un impératif qui va de pair avec un autre : ne pas être une théoricienne au sens propre, mais une théoricienne au sens impropre... ». Paula Caspão