Sibylle Vidalainq est doctorante contractuelle au sein de l'équipe « Danse, geste et corporéité » de l'École Doctorale Esthétique, Sciences et Technologies des Arts / EDESTA à l'Université Paris 8 depuis la rentrée 2025. Sa recherche doctorale, sous la direction d'Isabelle Ginot, s'intitule : « Écouter et figurer l'inceste : analyse de pièces chorégraphiques et de la réception des spectateur·ices victimes ». Elle interroge les modes de représentation chorégraphique de l'inceste par une articulation entre l'analyse d'œuvres et une démarche de recherche-action en tant que recherche-création ; qui intègre la perspective des personnes victimes à partir d'une pratique d'ateliers du regard autour des pièces du corpus. Elle vise à questionner ce que serait un espace d'écoute : au sein des œuvres sur l'inceste, entre ces œuvres et un public concerné, et entre les traces des discussions sur ces œuvres et un public plus large.
Titulaire d'un BTS en Design d'Espace (École Boulle) et d'un DNSEP en Scénographie (Haute École des Arts du Rhin), son parcours l'amène à travailler sur des projets portant sur les violences de masses et les violences de genre. En 2021, à la suite d'une création scéno-chorégraphique sur l'inceste, elle poursuit ses réflexions au sein du master Danse à l'Université Paris VIII : comment la danse en tant qu'art du geste et du sentir travaille la question de l'inceste ? Dans son mémoire de master, elle a étudié comment le système inceste et sa violence sont figurés à partir d'une analyse approfondie de la pièce Les Chatouilles ou la danse de la colère d'Andréa Bescond. En 2024, elle est diplômée du DIU ArTeC+, formation spécialisée en recherche-création.
Depuis 2023, elle travaille dans le champ de la médiation en danse : au sein de la compagnie Pasarela (93) où elle a animé des ateliers du regard dans le cadre d'une formation professionnelle en danse pour des jeunes en situation de handicap, et lors d'un stage au pôle Éducation Artistique et Culturel au Centre national de la danse. Elle a également rejoint le collectif artistique MOUVEMENT(s) (93) qui réunit des personnes dont les parcours de vie ont été psychiatrisés, des soignantes et des chercheuses, engagé·es dans un travail d'enquête collective sur l'hôpital psychiatrique et ses pratiques par l'expérimentation dansée.
En 2024, elle est invitée par l'association La Mécanique du bonheur (41), qui propose des ateliers de danse contemporaine pour les personnes de plus de 50 ans, à participer à un laboratoire de recherche chorégraphique dirigé par l'artiste chorégraphique Véronique Teindas autour des questions de « Danse et Âge ».
Dernière mise à jour : septembre 2025.