ARTICLES
Plus nu qu'Isadora Duncan. La nouvelle danse russe après la révolution d'Octobre
Clio. Femmes, genre, histoire, vol. 2, n° 54, « Se dénuder », 2021, p. 143-156,
Sur les traces de Delsarte
Recherches en danse [en ligne], n° 10, 2021, mis en ligne le 14 décembre 2021
Le héros à contresens. À propos de l'Étude héroïque de Kassian Goleïzovski
Danza e ricerca. Laboratorio di Studi, Scritture, Visioni [en ligne], Université de Bologne, n° 12, décembre 2020, p. 85-100,
DIVERS
Écriture des enchaînements de base de la danse classique cambodgienne, kbach bat chha banchoh
Synthèse du projet dans le cadre de l'Aide à la recherche et au patrimoine en danse 2017, CND, Pantin.
Enchaînements de base de la danse classique khmère : kbach bat chha banchos
Partition chorégraphique (notation Laban), Centre national de la danse, Pantin, 2019.
THÈSE ET HABILITATION
Danser au temps de la révolution d'Octobre. Les studios d'Inna Tchernetskaïa, de Ludmila Alexeïeva et de Kassian Goleïzovski (1917-1928)
Thèse de doctorat en Esthétique, sciences et technologies des arts, spécialité : danse, soutenue en 2023 à l'Université Paris 8 Sous la direction d'Isabelle Launay
Cette recherche met en lumière les pratiques chorégraphiques des protagonistes largement méconnus de la « nouvelle danse » russe qui a connu un essor suite à la révolution d'Octobre 1917. L'étude porte sur trois cellules de recherche chorégraphique : le studio de danse moderne « synthétique » d'Inna Tchernetskaïa, le studio de gymnastique harmonique de Ludmila Alexeïeva et le studio de nouvelle danse classique de Kassian Goleïzovski, appelé également le Ballet de Chambre de Moscou. En se revendiquant comme des « laboratoires » du mouvement, ces studios proposent des regards critiques sur la réitération de gestes-clichés dans la création chorégraphique ainsi que les moyens d'y remédier. En même temps, les visions qu'ils défendent ne sont pas sans susciter des tensions avec la direction idéologique prise par le nouveau pouvoir bolchévique. Ces pratiques s'accommodent mal aux nouvelles normes esthético-idéologiques ; au contraire, elles résistent, consciemment ou inconsciemment, à une « soviétisation » de la danse imposée d'en haut. Ainsi, durant les années 1920, elles sont progressivement marginalisées par le régime et transformées en « fantômes » de l'histoire soviétique. En retraçant le parcours de ces studios dans la première décennie après la révolution d'Octobre, nous cherchons à élucider leur double fonction critique : artistique - à travers une émancipation des codes esthétiques existants, et politique - à travers une résistance, ne serait-ce que souterraine, à certains dogmes idéologiques du pouvoir soviétique.